Promeneurs·euses et travailleurs·euses du weekend sont nombreux·euses à avoir arrêté leurs affaires pour observer le curieux spectacle qui se déroule chaque samedi derrière la vitrine du Bac A Sable. Comment ne pas s’émerveiller devant le dynamisme et la jovialité de ces coworkers d’un autre genre ? Ils ont entre  quatre et quinze ans et ont soif d’apprendre la robotique, la programmation, le graphisme, ou encore la 3D auprès d’Audrey et Maud, les cofondatrices d’Abracodabra.

L’étonnant parcours de deux autodidactes

On trouve dans ce binôme survolté Audrey, la normande, qui a le don de transformer n’importe quelle tâche en jeu, y compris lorsqu’il s’agit de faire ranger les legos connectés aux enfants. Tout ne la prédestinait pourtant pas à cette vie d’animation et d’innovation perpétuelle. Diplômée d’une école de commerce, elle s’est formée à la programmation en autodidacte. Elle raconte :

« J’étais passionnée par le numérique et c’est grâce au e-learning et aux conseils avisés de mon entourage geek que j’ai tapé mes premières lignes de code. Cela m’a permis d’exercer le métier de chef de projet web. Mon poste consistait à traduire les besoins de mes clients en spécifications techniques pour les développeurs. »

Le parcours de Maud, la bordelaise, est tout aussi riche. Son pouvoir magique ? Résoudre tous les problèmes techniques en un clic. C’est à Montréal (Canada), où elle apprend les arts visuels et médiatiques, que Maud se spécialise dans la robotique et l’enseignement.

« C’est lors de ces études que j’ai appris à taper mes premières lignes de code mais aussi à savoir transmettre mes connaissances et ma passion pour la création ! » nous explique-t-elle avec enthousiasme, avant d’ajouter : « Je me suis formée seule au métier de webdesigner. »

L’histoire d’une rencontre

C’est en 2016 que se rencontrent pour la première fois ces deux pétillantes entrepreneuses. Le courant passe très vite entre elles et pour cause : chacune a participé à une mission humanitaire auprès d’enfants malades ou défavorisés. C’est tout naturellement qu’elles s’unissent pour transmettre leur passion aux petit·es bordelais·es.

Le numérique : plus qu’un divertissement

Lorsqu’on leur demande ce qui les inspire dans leur projet, Audrey répond : «  Notre volonté est de rendre les enfants autonomes face aux outils numériques qui les entourent afin qu’ils deviennent acteurs de leurs interactions avec les machines. »

Pour Maud, «  Il ne s’agit pas seulement de faire découvrir le digital mais surtout de leur faire expérimenter ce qu’est la pensée informatique et créative. Lors de nos ateliers, les enfants et adolescents utilisent des outils ludiques comme des legos programmables ou des drones, par exemple. Le travail en groupe leur permet d’apprendre des autres mais aussi de savoir transmettre leurs connaissances. Nous voulons faire comprendre aux enfants que les outils numériques ne sont pas seulement là pour les divertir mais aussi pour leur permettre de créer et d’apprendre.

De la suite dans les idées !

Les deux entrepreneuses souhaitent désormais abandonner leur statut de nomades pour s’installer définitivement dans un local à Bordeaux et agrandir leur équipe. Notre duo de magiciennes du numérique n’a pas fini de nous surprendre puisque qu’Audrey et Maud préparent déjà l’année 2018. Elles nous révèlent en exclusivité quelques unes de leurs prochaines innovations :

« Nous préparons de nouveaux stages en impression 3D », nous dévoile Maud avant qu’Audrey n’ajoute : « Pour garder le mystère, nous avons un beau projet en cours de création avec des acteurs majeurs du numérique à Bordeaux. Chut ! C’est une surprise… »